La pratique musicale des « musiques actuelles » aux « pratiques actuelles de la musique »
Des « musiques actuelles » aux « pratiques actuelles de la musique » :
Il s’agit d’un terme générique englobant l’ensemble des formes musicales « non classiques ». Utilisé dans les années 90 cette appellation a été sanctuarisée dans les institutions culturelles à l’occasion de la « commission nationale des musiques actuelles » installée en 1998 par catherine Trautmann. On y trouve :
- toutes les formes de musiques amplifiées (rock, rap, électro,...)
- les musiques traditionnelles,
- le jazz et les musiques improvisées.
Dans la pratique, ce terme ne permet pas de cerner les spécificités propres à chacune de ces esthétiques, ni leurs points communs. Il aboutit à une simplification de ces différentes cultures et leur ôte toute dimension patrimoniale. Ainsi beaucoup entendent spontanément sous ce terme exclusivement les formes musicales émergentes et associent ces pratiques exclusivement à un phénomène de jeunesse.
Nous préférons utiliser le terme de « pratiques actuelles de la musique ». Cette appellation sous-tend que ce qui caractérise les pratiques de la musique aujourd’hui sont, au-delà des questions stylistiques, les modalités de prescription, d’appropriation, de diffusion. Ces modalités ont été bouleversées ces dernières décennies par des révolutions technologiques, une explosion des pratiques liées à une volonté d’épanouissement et d’expression, le développement de l’auto-apprentissage. Autant de sujet qui sont les enjeux des politiques publiques à construire.